Panorama

France

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La France étant un pays laïque depuis 1905, il convient effectivement de différencier le sentiment d’appartenance à un courant religieux et sa pratique.

 

Ainsi, d’après une enquête de 2016, 42 sur 65 millions, soit 64% des français, se déclaraient catholiques mais seuls 3 millions soit 4.5% de la population déclarait assister régulièrement à la messe, et 7% si on ajoutait la pratique occasionnelle.

 

L’Islam représente, aujourd’hui la seconde religion pratiquée en France, avec 4 millions de personnes s’en déclarant proches soit 6% de la population. Parmi eux, 1/3 disent ne jamais aller à la mosquée, 1/3 y aller pour les fêtes et le dernier tiers (1.3 million ou 2 % de la population) déclare la fréquenter régulièrement.

 

Suivent ensuite 2 millions soit 3% de la population qui se déclarent proches du protestantisme et 500 000 du judaïsme (0.8%), autant du bouddhisme.

Enfin, le groupe des sans religions pourrait en quelque sorte constituer la « seconde religion » de France, puisque 17.5 millions soit 27.6% des français déclarent n’appartenir à aucune religion.

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Les années 1960 et 1970 ont vu arriver de nombreuses personnes issues des anciennes colonies du Nord et de l’Ouest de l’Afrique. Ces population migratoires ont pris le relais de celles originaires de Pologne, d’Espagne et du Portugal, traditionnellement chrétiennes.

 

On observe que la pratique religieuse chez les musulmans est plus forte chez les immigrés de première génération. En effet, elle décroit fortement avec la descendance et de manière plus forte lorsque les deux parents sont issus de souches différentes, tandis que de manière générale les descendants de deux personnes de même religion présentent une religiosité plus forte.

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A ce jour, on compte 24 000 personnes fichées « S », c’est-à-dire des personnes suspectées de « porter atteinte à la sûreté de l’État et à la sécurité publique » parmi elles 15 000 le sont en raison d’une radicalisation religieuse dont 4000 considérées comme susceptibles de passer rapidement à des actes violents.

Ils s’agit de manière quasi-exclusive d’une radicalisation islamiste, ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas d’autres radicalisations religieuses, mais que les autres ne sont pas considérées comme aussi susceptibles de participer à des actes terroristes.

15000 radicalisés pour islamistes à rapporter aux 4 millions de musulmans représente 0.4% de cette population, soit 4 pour 1000, ce qui est à la fois peu et beaucoup.

 

A priori, on les retrouve assez logiquement dans les zones à forte industrialisation, là où se sont fixés les immigrés des années 60 à ce jour. Même si les actes les plus marquants se sont concentrés sur des grandes villes comme Paris, Nice ou Toulouse pour leur symbolique, on recense des actes sur tout le territoire, y compris même si plus rarement, en zone rurale.

 

Par ailleurs, près de 1200 personnes majeures parfois accompagnées d’enfants auraient quitté la France pour rejoindre les zones de combat sur le territoire Irako-syrienne. 280 y auraient trouvé la mort. 700 y seraient encore et 250 accompagnées de 58 mineurs en sont revenues. Parmi ces dernières, 134 dont 8 mineurs sont en détention et 168 sont en liberté surveillée.

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D’autre part, ils sont 96% d’hommes, pour la plupart issus de quartiers sensibles de banlieue. 47% n’ont aucun diplôme. Près de 50% ont été condamnés au préalable pour des faits de violence, de vol, d’escroquerie, de trafic de stupéfiants ou de délits routiers. L’éducation et le lutte contre le décrochage scolaire sont donc prioritaires pour faire face à la radicalisation.

 

69% sont de nationalité française, 22% ont une double nationalité et 7% sont de nationalités issues des pays du Maghreb. 59% avaient un père ou une mère originaire du Maghreb.

74% sont musulmans de naissance et 26% sont des convertis.

 

Des études plus détaillées sur les trajets des jeunes radicalisés, montrent qu’existent une multitude de trajets.

 

On a souvent affaire à des jeunes de seconde génération peu pratiquants à la base appartenant à des milieux socialement défavorisés et marqués par un fort sentiment d’injustice, terreau de révolte et de sentiment de solidarité avec les peuples qu’ils considèrent eux-mêmes comme opprimés. Notamment avec les Palestiniens qu’ils considèrent comme maltraités par Israël. Certains attentats ont clairement ciblé des personnes de confession juive et l’on a constaté de nombreuses profanations à caractère antisémite.

Les états occidentaux sont également visés pour leurs interventions au moyen orient, Syrie ou Irak. Un nombre non négligeable de français radicalisés sont allés rejoindre l’Etat Islamique dans ses combats.

 

Ces sentiments, politiques au départ, ont souvent été récupérés directement en France par des Imams souvent issus du moyen orient ou via un endoctrinement sur internet par des prédicateurs en lien avec DAECH ou ALQAIDA. Cet endoctrinement qui génère souvent des conversions vise à apporter du sens à des jeunes déboussolés socialement.

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Selon un sondage de 2016 concernant particulièrement les jeunes adultes, bien que 50% déclarent qu’il est difficile d’être un croyant au regard du contexte actuel de laïcisation, de terrorisme, une grande partie des sondés considèrent que la religion est importante pour la réussite de leur vie personnelle : 43% des chrétiens et 71% des membres d’autres religions.

 

D’autre part, les jeunes seraient « moins attachés à l’esprit athéiste que leurs parents, plus ouverts à d’autres formes de spiritualité, et défendent les valeurs du pluralisme et de la tolérance vis-à-vis de la religion de l’Autre de façon consensuelle ».

69% sont de nationalité française, 22% ont une double nationalité et 7% sont de nationalités issues des pays du Maghreb. 59% avaient un père ou une mère originaire du Maghreb.

74% sont musulmans de naissance et 26% sont des convertis.

Des études plus détaillées sur les trajets des jeunes radicalisés, montrent qu’existent une multitude de trajets.

On a souvent affaire à des jeunes de seconde génération peu pratiquants à la base appartenant à des milieux socialement défavorisés et marqués par un fort sentiment d’injustice, terreau de révolte et de sentiment de solidarité avec les peuples qu’ils considèrent eux-mêmes comme opprimés. Notamment avec les Palestiniens qu’ils considèrent comme maltraités par Israël. Certains attentats ont clairement ciblé des personnes de confession juive et l’on a constaté de nombreuses profanations à caractère antisémite.

Les états occidentaux sont également visés pour leurs interventions au moyen orient, Syrie ou Irak. Un nombre non négligeable de français radicalisés sont allés rejoindre l’Etat Islamique dans ses combats.

Ces sentiments, politiques au départ, ont souvent été récupérés directement en France par des Imams souvent issus du moyen orient ou via un endoctrinement sur internet par des prédicateurs en lien avec DAECH ou ALQAIDA. Cet endoctrinement qui génère souvent des conversions vise à apporter du sens à des jeunes déboussolés socialement.

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« Si les jeunes reconnaissent de façon unanime l’utilité d’un enseignement des faits religieux abordés en cours d’histoire, de français et d’arts plastiques, l’enquête souligne la dimension avant tout patrimoniale de cet enseignement, au détriment d’une approche anthropologique basée sur l’expérience du religieux. Si la salle de classe semble constituer un lieu privilégié d’échange des opinions en raison de la diversité qui y est présente, les élèves font malgré tout part des difficultés à communiquer leur expérience religieuse personnelle et abordent ainsi bien plus facilement la question du rôle social des religions. »

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Ce plan, tout comme le projet Noradica, attache une grande importance à la prévention, et s’intitule donc « prévenir pour protéger ».

 

Les 5 axes du plan sont :

1) Prémunir les esprits face à la radicalisation
2) Compléter le maillage détection / prévention
3) Comprendre et anticiper l’évolution de la radicalisation
4) Professionnaliser les acteurs locaux et évaluer les pratiques
5) Adapter le désengagement

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Pour signaler une radicalisation inquiétante détectée par les familles, les proches ou les institutions, il existe un numéro vert, le 0800 005 696 (https://www.cipdr.gouv.fr/outils/numero-vert/).

Un formulaire en ligne est également disponible : https://www.interieur.gouv.fr/Dispositif-de-lutte-contre-les-filieres-djihadistes/Assistance-aux-familles-et-prevention-de-la-radicalisation-violente/Votre-signalement

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Même si au lendemain des attentats de Paris ou de Nice dignitaires religieux des différentes religions ont marqué leur solidarité vis-à-vis des victimes, notamment juives et chrétiennes, le dialogue religieux a trouvé assez peu d’actions concrètes.

 

La politique française s’est plus centrée sur la défense de la laïcité que dans le dialogue inter-religieux. L’Etat français est plutôt enclin à développer le dialogue bilatéral avec chacune des religions plutôt que d’encourager le dialogue religieux qui pourrait être considéré comme une intervention dans les religions alors que la loi de 1905 a décidé la séparation de l’Eglise et de l’Etat et réfute l’intervention de l’Etat dans la vie des religions.

 

Une instance de dialogue et de concorde interconfessionnelle devrait toutefois voir le jour car elle figure dans la feuille de route du Ministre de l’Intérieur. En revanche, cette alliance ne pourra qu’être informelle au cadre de la fameuse séparation des Eglises et de l’Etat.

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Par exemple le conseil de l’Europe propose un toolkit composé de ressources classées en quatre thèmes :

  • Ressources juridiques
  • Ressources documentaires
  • Programmes d'éducation et de formation
  • Meilleures pratiques

http://www.congress-intercultural.eu/

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Comme le souligne cette étude de science po, « La population scolaire est diverse mais cette diversité n’est pas nécessairement répartie de manière égale. »

 

L’étude recommande :

 

  • A l’échelon national, de prendre de compte les principes d’égalité et de neutralité quelles que soient les convictions religieuses des individus, et reconnaître l’histoire de l’immigration comme un sujet légitime.

 

A l’échelon local, de prendre en compte le fait qu’une plus grande place est accordée aux expressions propres à la religion catholique et en diminuer l’importance ou accorder une place proportionnelle à l’expression des autres religions et inclure des éléments propres à la pédagogie de l’histoire de l’immigration dans la formation des professeurs.

https://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/Diversite_laicite_ecole_1.pdf

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L’approche des religions à l’Ecole publique se fait essentiellement au travers de l’étude des faits religieux, le dialogue inter religieux étant abordé sous l’angle des faits.

Ainsi, une charte de la laïcité à l’Ecole a été publiée à destination des cadres et des éducateurs.

 

Le dialogue interculturel devrait être favorisé mais beaucoup d’enseignants préfèrent ne pas s’engager sur un terrain difficile au regard des règles de la laïcité, et donc à ne pas parler des religions, alors qu’il s’agit de respecter les croyances sans prendre parti. Des supports pour les aider semblent donc utiles à ce niveau-là.

 

Les écoles reliées à des religions, associées à l’état par contrat, peuvent dans le cadre de la loi Debré de 1959, aborder les questions religieuses dans le cadre de leur caractère propre.

Bien entendu, cela doit être fait tout en respectant les croyances de chacun et sans prosélytisme.

 

http://classes.bnf.fr/laicite/telecharger/charte_de_la_laicite.pdf

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Finalement, c’est plus au niveau de l’action locale que se structure le dialogue interculturel, au travers d’association soutenues par les collectivités territoriales, notamment les municipalités.

 

Ainsi ce dialogue est encouragé via des associations comme « Marseille Espérance » ou « concorde et solidarité à Lyon », la Mairie de paris a organisé une conférence autour du projet Aladin en faveur du dialogue entre juifs et musulmans.

 

De nombreuses instances internationales se sont engagées dans ce sens comme l’UNESCO ou le Conseil de l’Europe, qui a même créé une boite à outils à disposition des autorités locales pour les aider à prévenir la radicalisation (http://www.congress-intercultural.eu/), notamment au travers du dialogue inter culturel. L’association internationale des maires s’est d’ailleurs engagée dans ce sens.

 

Toutefois, force est de constater qu’au-delà des discours et de certaines initiatives locales, une véritable politique nationale structurant le dialogue interculturel et se traduisant dans des applications concrètes a quelque mal à se mettre en place en France.

Belgique

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Actuellement, sept cultes et convictions sont reconnus en Belgique :

  • Catholique romain (depuis la création de l'État belge en 1831)
  • Orthodoxe (1985)
  • Israélite (1808)
  • Anglican (1835)
  • Protestant-évangélique (1876, modification en 2000)
  • Islamique (1974)
  • Conception philosophique non confessionnelle – Laïcité organisée (2002)
  • Le bouddhisme est en cours de reconnaissance

La demande de reconnaissance doit respecter les critères suivants :

  • Prouver sa présence sur le territoire belge (depuis plusieurs décennies)
  • Avoir une utilité sociale pour la population 
  • Regrouper un nombre significatif de fidèles (quelques dizaines de milliers)
  • Disposer d’un organe représentatif (dans son rapport avec les autorités)
  • Ne développer aucune activité contraire à l'ordre public.

La Belgique n’organise aucun recensement officiel des religions et convictions.

https://justice.belgium.be/fr/themes_et_dossiers/cultes_et_laicite

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L’Etat belge assure les traitements et pensions des ministres des cultes et des délégués des organisations philosophiques non confessionnelles.

Les entités fédérées (FWB, Région flamande) en charge de l’Enseignement, assurent les salaires des enseignants des cours de religion et de morale laïque.

Ce sont les organes représentatifs des religions ou options philosophiques reconnues qui désignent les enseignants.

La reconnaissance par l’Etat belge s’accompagne également d’autres avantages. Notamment :

  • Le financement de la construction ou de la réparation des bâtiments des communautés locales
  • Le droit d'avoir un certain nombre d'aumôniers ou de conseillers dans les établissements pénitentiaires
  • La possibilité de recevoir des subsides de la part de différentes autorités

https://justice.belgium.be/fr/themes_et_dossiers/cultes_et_laicite/budget

https://justice.belgium.be/fr/themes_et_dossiers/cultes_et_laicite/reconnaissance/consequences

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On les appelle « combattants terroristes étrangers » ou « Foreign Terrorist Fighters »  (FTF).

En octobre 2015, les experts ONU évaluaient leur nombre à environ 500. En avril 2017, la Banque de données du Ministère de l’Intérieur estimait à 629 le nombre de djihadistes en Belgique.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/voici-le-nombre-de-djihadistes-en-belgique-58fee758cd70e805130fe095

Motivations au départ

  • Conviction religieuse
  • Raison humanitaire
  • Besoin d'appartenance et d'acceptation
  • Volonté d'échapper à un dossier criminel
  • Envie de partir à l'aventure

Profils sociaux

Ce ne sont pas uniquement des jeunes de banlieue, des jeunes nés dans la foi musulmane, des jeunes au chômage ou encore des jeunes délinquants. Le recrutement s’opère aussi dans la classe moyenne éduquée, voire dans la classe supérieure.

Les garçons ne sont pas les seuls concernés. A partir de 2014/2015, on constate une présence croissante de jeunes filles, mais aussi une proportion alarmante de mineurs.

https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2015/10/16/pres_de_500_combattantsbelgesensyrieetirak-1-2470209/

 

Mode de recrutement

  • La Belgique est plutôt confrontée à des réseaux, du racolage dans les rues, dans certains clubs de sport, dans des associations ou via les prêches radicaux de certaines mosquées. Ces réseaux sont interconnectés.
  • Le recrutement se fait aussi de proche en proche, selon le modèle du nénuphar : un jeune djihadiste décide de partir, trouve son chemin, atteint la Syrie ou l’Irak puis recrute des membres de sa famille, des voisins, des camarades de classe à qui il indique la marche à suivre.
  • Le discours des recruteurs vise la disqualification systématique des parents. Les adolescents sont aisément manipulés...
  • Les réseaux sociaux, accompagnent, accélèrent, amplifient le phénomène...

http://www.cepess.be/wp-content/uploads/2015/06/RADICALISME-CONSEQUENCE-DUNE-FRACTURE_FINAL.pdf

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On les appelle les  « returnees ».

En 2015, les experts internationaux estimaient que 10% à 30% des « FTF » avaient quitté la zone de conflit, retournaient chez eux ou étaient bloqués dans des pays de transit.

 

En 2017, en Belgique, on recense 121 « returnees »

A leur retour, ces personnes sont identifiées et fichées. Chaque cas fait l’objet d’un traitement particulier : arrestation, suivi judiciaire, suivi par un service de renseignements ou par la police locale.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/voici-le-nombre-de-djihadistes-en-belgique-58fee758cd70e805130fe095 

Les « returnees » représentent-il une menace ?

Selon les experts belges, la dangerosité des jeunes qui rentrent en Belgique est très difficile à évaluer.

Dans le doute, on incarcère. Les magistrats chargés de l’antiterrorisme soulignent qu’on ne fausse pas compagnie facilement à Daesh : soit ils rentrent parce qu’ils ont une mission, soit ils sont choqués, se cachent car ils risquent leur vie, mais peuvent un jour « exploser ».

http://www.cepess.be/wp-content/uploads/2015/06/RADICALISME-CONSEQUENCE-DUNE-FRACTURE_FINAL.pdf

 

Quel suivi mettre en place ?

En 2016, la cellule de prévention de la radicalisation de la ville de Bruxelles indique que :

  • Il n’existe aucun dispositif organisé (tant au niveau belge qu’européen) pour faciliter le retour sécurisé de personnes désirant quitter une zone de conflit. Chaque retour est traité au cas par cas par les autorités fédérales.
  • Un défi particulièrement important concerne les familles avec de jeunes enfants, ces derniers ayant pu être exposés à des scènes de grande violence (torture, décapitation), à des bombardements et, dans certains cas, à un entrainement idéologique et militaire.

Selon la Cellule bruxelloise, les aspects clés du suivi de ces personnes concernent leur réintégration à la cellule familiale et la reconstruction du lien affectif.

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Une enquête UCL réalisée en 2015 auprès de 1.644 élèves (17-19 ans, tous les réseaux, toutes les régions de la FWB) montre que :

  • Religiosité

Plus d’1/3 des élèves interrogés (plus de 500) se reconnaissent dans le catholicisme, 250 dans l’athéisme, les autres dans le bouddhisme, l’agnosticisme, l’islam…

  • Centres d’intérêt principaux

Famille et amis avant tout. Viennent ensuite : sport, mouvements de jeunesse, musique et sorties…

  • Cours de religion « éveilleur de sens »

« La majorité des élèves considère que le cours de religion aide à comprendre les religions, en en donnant une image objective, et développe une conscience critique, mobilise pour transformer notre société au nom des valeurs de justice et de solidarité. Cette approche positive du cours de religion s’accompagne d’une méfiance, sinon d’un rejet, à l’égard de la foi et de l’Eglise ».

« Le cours de religion, tel qu’il est donné, apparaît, de fait, très ouvert au pluralisme et donc, même s’il se définit officiellement comme un cours confessionnel, n’est pas perçu comme tel par les élèves. Ainsi, 61,7 % des élèves, de l’Officiel comme du Libre, estiment qu’il y a des points communs entre le cours de morale et celui de religion »

  • Diversité des religions et philosophies
  • Degré de religiosité faible, mais intérêt pour la spiritualité. Souhait des jeunes de découvrir les religions ou philosophies orientales.
  • Déficit d’expérience religieuse : la relation à Dieu est très peu expérimentée. Mais, beaucoup de jeunes reconnaissent la foi personnelle comme un soutien dans les épreuves.
  • Place pour la religion dans le monde moderne ? Le modèle multireligieux prend le pas et « chacun décide lui-même du sens qu’il donne à sa vie » (80 % des élèves).

https://pul.uclouvain.be/book/?GCOI=29303100248250

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On les appelle les  « returnees ».

En 2015, les experts internationaux estimaient que 10% à 30% des « FTF » avaient quitté la zone de conflit, retournaient chez eux ou étaient bloqués dans des pays de transit. 

En 2017, en Belgique, on recense 121 « returnees »

A leur retour, ces personnes sont identifiées et fichées. Chaque cas fait l’objet d’un traitement particulier : arrestation, suivi judiciaire, suivi par un service de renseignements ou par la police locale.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/voici-le-nombre-de-djihadistes-en-belgique-58fee758cd70e805130fe095 

Les « returnees » représentent-il une menace ?

Selon les experts belges, la dangerosité des jeunes qui rentrent en Belgique est très difficile à évaluer.

Dans le doute, on incarcère. Les magistrats chargés de l’antiterrorisme soulignent qu’on ne fausse pas compagnie facilement à Daesh : soit ils rentrent parce qu’ils ont une mission, soit ils sont choqués, se cachent car ils risquent leur vie, mais peuvent un jour « exploser ».

http://www.cepess.be/wp-content/uploads/2015/06/RADICALISME-CONSEQUENCE-DUNE-FRACTURE_FINAL.pdf

Quel suivi mettre en place ?

En 2016, la cellule de prévention de la radicalisation de la ville de Bruxelles indique que :

  • Il n’existe aucun dispositif organisé (tant au niveau belge qu’européen) pour faciliter le retour sécurisé de personnes désirant quitter une zone de conflit. Chaque retour est traité au cas par cas par les autorités fédérales.
  • Un défi particulièrement important concerne les familles avec de jeunes enfants, ces derniers ayant pu être exposés à des scènes de grande violence (torture, décapitation), à des bombardements et, dans certains cas, à un entrainement idéologique et militaire.

Selon la Cellule bruxelloise, les aspects clés du suivi de ces personnes concernent leur réintégration à la cellule familiale et la reconstruction du lien affectif.

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GOUVERNEMENT FEDERAL

Mise en oeuvre de politiques et de mesures répressives pour diminuer « l’envie de partir » et « la capacité de partir », les deux grands facteurs qui seraient en Belgique plus forts qu’ailleurs et l’auraient placée en tête des pays pourvoyeurs de « FTF » :

  • L’envie de partir : répression des filières qui organisent le départ en Syrie et en Irak, renforcement des équipes de veille et des patrouilles de surveillance sur le web, lutte contre le radicalisme en prison...
  • La capacité de partir : suppression des allocations familiales, confiscation de la carte d’identité, sanction pénale...

ENTITES FEDEREES

Mise en oeuvre de politiques de  prévention pour éviter que des individus se radicalisent et détecter le plus tôt possible les signes de radicalisation violente; pour répondre au plus près des besoins formulés par les communes et les habitants, sans discrimination ou stigmatisation.

Exemples en FWB et en Région wallonne : formation des professionnels du secteur jeunesse et de l’aide à la jeunesse, « Référent radicalisme » à disposition des différents services et administrations de la Wallonie, lutte contre la ghettoïsation (attribution des logements, plans de cohésion sociale…)...

VILLES ET COMMUNES

Mise en place d'un service spécifique de prévention des extrémismes et des radicalismes violents. Projets divers, tel le projet européen « Bounce », démarche  pédagogique de prévention visant le renforcement de la résilience ou résistance morale. La ville de Liège y participe depuis 2017

http://www.willydemeyer.be/billet/communique-de-presse/2017-04-26/communique-de-presse-du-college-lors-du-conseil-communal-du

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La liste est longue des initiatives développées par les différents niveaux de pouvoir, surtout après les premiers attentats de Paris en janvier 2015 :

  • « Plan national de sécurité » du Gouvernement fédéral
  • « Plan de prévention contre le radicalisme et pour le vivre-ensemble» de la Région bruxelloise
  • « Réseau anti-radicalisme » ou encore « Caprev »  de la FWB
  • « Plan d’action pour la prévention de la radicalisation violente et de la polarisation » de la Région flamande
  • « Plan radicalisme » de la Région wallonne…

Parallèlement, des outils tels que, TaskForces locales et nationale, groupes de travail... ont été développés pour améliorer la collaboration entre les différents niveaux de pouvoir.

La Belgique participe également activement à la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme (niveaux européen et international). Par exemple, en matière de sécurité et de moyens d’investigation concernant les flux financiers destinés aux activités de groupes radicaux et terroristes.

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Créé en janvier 2015 à la suite des attentats de Paris, « Togheter in Peace » réunit les représentants de tous les cultes et convictions reconnus en Belgique. Ensemble, à travers des initiatives concrètes, ils veulent répondre à la vague de haine et de terreur, ainsi qu’à la polarisation qui menace l’Europe.

Les messages que le Comité véhicule sont les suivants : « oui au vivre ensemble en paix », « oui à la liberté d’expression, de pensée, de conscience et de religion » et « oui au respect de chaque personne, quelle que soit sa foi ou sa conviction ».

En 2015, après les attentats de Paris, le Comité a appelé à une marche pour la Paix à Bruxelles, à laquelle plus de 4 000 personnes ont participé.

 

En 2016, un mois après les attentats de Bruxelles, le Comité a organisé un tournoi de football, « Football for Peace », sur la place communale de Molenbeek.

Début 2017, en collaboration avec les autorités bruxelloises, le Comité a lancé le projet « Bridges for Peace » axé sur les jeunes, afin de renforcer leurs contacts mutuels au-delà de leurs différences de conviction. Cette initiative a rassemblé 300 écoliers qui ont visité les différents centres de culte. Elle a également fait l’objet d’un dossier pédagogique.

 

En 2018, le Comité s’est engagé pour la réalisation d’un « Couloir Humanitaire ».

http://www.togetherinpeace.be/sites/default/files/2017%20-%20BfP%20DossierP%C3%A9dagogique.pdf

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Cette association chrétienne a pour objectif principal de favoriser et d’approfondir les relations, la rencontre et le dialogue entre chrétiens et musulmans.

« El Kalima » s’investit particulièrement dans six domaines importants du dialogue : l’accompagnement des relations locales entre milieux chrétien et musulman, l’enseignement, l’animation, l’information, les couples mixtes et le secteur santé.

« El Kalima » mène différents types d’activités (animations de groupes, formations, conférences, rencontres interreligieuses…) pour améliorer la connaissance mutuelle des cultures, traditions et religions.

L’association participe chaque année à la semaine mondiale pour l'harmonie interconvictionnelle - « World Interfaith Harmony Week ».

« El Kalima » dispose également de nombreuses ressources (bibliothèque, dossiers pédagogiques, revues et documentation spécialisées sur le dialogue islamo-chrétien…) à disposition des enseignants et du grand public.

http://elkalima.be/

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En août 2016, l’Université d’été de l’Enseignement catholique s’est interrogée sur le « vivre ensemble ». Qu’est-ce qui pose problème ? Qu’est-ce que « faire société » ? Comment l’école peut-elle jouer un rôle, et lequel ?

Lieu de transmission, l’école peut aussi être un lieu d’apprentissage du dia­logue, à condition de le pratiquer et de le cultiver. 

Lors de cette journée qui regroupé 700 participants, six dimensions ont été abordées : psychologique, politique, relationnelle, religieuse et pédagogique.

http://enseignement.catholique.be/segec/index.php?id=2280

Revue « Entrées libres »  septembre 2016 - Dossier université d’été : http://www.entrees-libres.be/numeros/numero_111/

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Enquête menée en 2017 au sein du partenariat du projet européen « I Have Rights ». 802 enseignants et membres du personnel scolaire, ainsi que 2.988 élèves issus de six pays ont répondu aux questionnaires.

L’enquête révèle que la plupart des écoles, si pas toutes, sont multiculturelles, et qu’une grande majorité des élèves ont des condisciples nés dans un pays étranger.

Elle montre une certaine ouverture d’esprit de la part des élèves et des enseignants. Ils ont de bons rapports à l’école et en dehors avec les personnes d’origine étrangère, et ils expriment leur ouverture à l’égard des différences culturelles.

Mais, l’enquête fait aussi ressortir que l’école est le lieu où les jeunes sont le plus vulnérables aux violences et abus et que les enseignants doivent être mieux préparés à enseigner dans des classes multiculturelles.

https://ihaverights.pixel-online.org/files/guidelines/01/Guideline_FR.pdf

https://ihaverights.pixel-online.org/

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Se construire en tant que citoyen, solide dans ses racines d’origine et ouvert sur le monde.

Le projet « Des racines pour grandir » propose aux enfants d’aller à la rencontre des générations précédentes, de découvrir les origines géographiques de leur famille au fil des années et des générations, de retracer leur propre histoire et de devenir des passeurs de l’Histoire.

Apprendre ses racines dans le temps et l’espace permet de se construire en tant qu’individu reconnaissant son passé et son héritage familial qui s’ancre souvent sur plusieurs continents.

La démarche est l’occasion de mettre en valeur nos différences comme des richesses et de réaliser l’importance de tout ce que nous avons en commun.

Ce projet suscite, par ses nombreuses missions, le dialogue dans et avec les familles et permet de remettre le vécu de chacun dans une Histoire sociétale. Il vise à une intégration meilleure qui passe par la valorisation, la richesse multiculturelle et le respect de chacun comme individu.

http://www.desracinespourgrandir.com/

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Cette rencontre s’est déroulée en janvier 2018, dans le cadre du cours de religion des élèves de dernière année. Elle a été préparée par les élèves et leurs professeurs dès le début de l’année scolaire.

Ceux-ci ont organisé un débat mêlant trois intervenants : le professeur Ismaïl Batakli, représentant l'Union des mosquées de la province de Liège; l’Evêque de Liège,  Monseigneur Jean-Pierre Delville; le professeur Thomas Gergely, Directeur de l'Institut d'Etudes du judaïsme à l'ULB.

Deux thématiques ont été abordées à travers différentes questions proposées par les élèves :

  • Les religions face aux défis de la sauvegarde de la planète

« Dans leurs ressources spirituelles et dans leurs pratiques, qu'apporte chacune des religions au chapitre de la sauvegarde de la planète ? ».  « Que dire au sujet de l'humain confronté à ces difficultés ? »…

  • La violence inhérente aux religions ou exercée en leur nom.

« Que dire de la terreur qui s'exerce au nom de Dieu ou d'une religion ? ». « Que peuvent apprendre les traditions religieuses ainsi que les expériences personnelles au sujet de Dieu ? »…

200 élèves étaient présents pour assister aux échanges qui ont fait l’objet de travaux complémentaires en classe.

https://rcf.fr/culture/philosophie/rencontre-interreligieuse-liege

https://www.facebook.com/sebastien.belleflamme.9/posts/10213183573436638